Lorsque l'on parle d'astronomie, on pense de suite aux dernières avancées en la matière mais il faut savoir qu'il s'agit de la première science étudiée par l'homme et ce bien avant que ceux-ci n'apprennent à écrire. Il n'y a donc aucune trace écrite de ces investigations quand aux mouvements des astres, on doit se contenter des monuments qu'ils nous ont légué et des suppositions que l'on peut faire à partir des fouilles réalisées.
Pour certains, les peintures rupestres seraient parfois basées sur les astres comme par exemple celles de Lascaux mais il est difficile de savoir si on a juste chercher à tout prix à implanter l'astronomie dans ces peintures pour leur donner un sens compréhensible par l'homme moderne ou si les peintres avaient délibérément incorporés des éléments du ciel nocturne dans leur art.

Récemment, la découverte d'un site à réveiller le débat sur le rôle de certains monuments vis à vis de l'étude astronomique. En effet, le site de Goseck datant de 6800 av JC et révélé au début des années 2000 comporte trois enclos concentriques ayant 3 entrées. Celles-ci se trouvent dirigées au nord, au sud-est et au sud-ouest. Au moment du solstice d'hiver, le soleil se lève par l'entrée sud-est et se couche par celle sud-ouest ce qui est déjà pour le moins remarquable mais la découverte d'un disque en bronze datant de 3400 av JC à 25 km du site, constellé de cercles, de points et de croissants dorés laisse à penser qu'il s'agit d'une carte du ciel et qu'ainsi le site de Goseck servait à l'observation des astres.

Mais, comme il en fut pour Stonehedge, des résidus d'ossements animaux et humains ont été retrouvés sur le site laissant penser qu'il s'agissait soit d'un lieux de culte soit d'un lieu sépulcrale.
En effet, le tombeau de Newgrange par exemple comporte une ouverture pour permettre au soleil du solstice d'hiver de pénétrer dans la chambre funéraire.
Les sites étant souvent mal conservés, il a fallut parfois les rénover ce qui entraînait des modifications dans la structure même de ses sites pouvant amener à des conclusions erronées. En effet, le site de Carnac fut rénové en 1890 et les axes des champs de menhirs ont été apparemment modifiés leur donnant leur configuration actuel, aligné suivant la course du soleil au solstice d'hiver. Mais certains scientifiques pensent qu'ils devaient plutôt à l'origine suivre les cotes armoricaines mais ici encore il ne s'agit que d'une supposition basée sur le fait que la mer devait être importante à cette époque car elle pourvoyait aux besoins nutritifs.